Beaux-arts
Choisir une sous-catégorie

Selectionnez la date de début et de fin de la période désirée

1809
2022

Voir les résultats
Trier
{"title":"Bureau d'Art Public - Ville de Montr\u00e9al | Dans l'attente...While Wainting ","thisUrl":"https:\/\/artpublic.ville.montreal.qc.ca\/oeuvre\/dans-lattente-while-wainting\/","body_class":"blog artpublic adapt jsonStored single-artwork query-off ap-no-toolbar","query_hud":null,"alternate_url":"https:\/\/artpublic.ville.montreal.qc.ca\/en\/oeuvre\/dans-lattente-while-wainting\/"}
Partager
Partager
Nadia Myre

Dans l'attente...While Wainting

2019
Présentation de l'oeuvre
L’œuvre d’art se base sur une reproduction du traité de la Grande Paix de Montréal, où l’on peut voir les effigies qui servaient de signatures aux divers représentants des nations autochtones. De petits croquis au trait, les effigies sont devenues des formes de bronze filiformes qui constituent la sculpture. Elles représentent des silhouettes humaines et animales, mais aussi des objets et des lieux comme une pipe ou une carrière.

L’œuvre est composée de quatre ensembles de sculptures de bronze disposés longitudinalement sur l’îlot, qui créent ainsi un espace ouvert et aéré invitant à l’exploration et à la déambulation piétonnière. L’un des ensembles de sculptures, qui superpose les figures de manière ludique, évoque le rassemblement et l’esprit de communauté. Les effigies dans l’œuvre ont été choisies tant pour leur importance historique que pour leur richesse visuelle.
Événements associés
L’œuvre de l’artiste Nadia Myre, Dans l’attente…While Waiting, souligne et célèbre plusieurs siècles de présence autochtone sur le territoire de Montréal et s’interroge sur la place qu’elle occupe aujourd’hui. La proposition artistique pour l’îlot Bonaventure a pour but de commémorer un événement historique d’importance : la Grande Paix de Montréal. Le 4 août 1701, Montréal fut le théâtre d’un imposant rassemblement réunissant les représentants de 39 nations autochtones venues de partout en Amérique du Nord pour signer un accord de paix avec les autorités françaises.
Nadia Myre
Née en 1974 à Montréal, Nadia Myre est une artiste algonquine multidisciplinaire qui expose sa production localement, nationalement et internationalement. Diplômée du Emily Carr Institute of Art + Design, elle complète une maîtrise en beaux-arts avec spécialisation en sculpture à l’Université Concordia en 2002. C’est en 1997 que Myre et sa mère retrouvent leur statut de membre de la réserve anishnabeg Kitigan Zibi (Maniwaki, Québec) – statut initialement perdu lorsque la mère de l’artiste, devenue orpheline, fut adoptée hors de la réserve. Le recouvrement de ce statut marque la production artistique de Myre, qui se transforme alors en une quête identitaire, en une exploration de son identité algonquine, de son hybridité culturelle. C’est dans le cadre de ce long processus qu’elle s’est entre autres initiée aux traditions artisanales de ses ancêtres – notamment à la broderie et au tissage de perles de verre et à la fabrication de canots en écorce de bouleau – pour mieux les intégrer à son art.

Aussi tentant qu’il puisse être de déceler un contenu autochtone postcolonial dans chaque geste posé par les artistes des Premières Nations, l’oeuvre de Nadia Myre est cependant d’une complexité qui la situe bien au-delà de cette unique perspective. Lorsqu’étudié dans son entièreté, la problématique principale de son oeuvre ne réside pas dans son essence autochtone, mais bien dans ses relations avec le langage, les personnes et l’environnement. Dans son élan créatif, dans sa quête de sens, Myre lutte avec le désir de signifier sans être entièrement consumée, de s’exprimer sans pour autant être prise au mot. Elle semble souffrir simultanément de logophobie et de logophilie : son profond besoin de parler et de se confier est partagé par la peur cuisante de verbaliser faussetés et interdits.

Après avoir réalisé plusieurs oeuvres de perlage à grand déploiement tissées sur de la toile ou du chiffon, notamment Contact, Journey of the Seventh Fire et Indian Act, Myre s’est récemment tournée vers une nouvelle méthode. Elle utilise un métier à tisser pour réaliser de petites rangées de perles qu’elle numérise ensuite. De façon quasi-obsessive, Myre nettoie ces fichiers de toute irrégularité – un investissement de temps et d’effort ironiquement égal au travail initial de tissage. Les larges et remarquables images qui résultent de ce double effort magnifient les perles et par le fait même le travail d’artisanat de l’artiste. Pour Nadia Myre, le travail de perlage est la matrice qui sert à produire le produit final, des impressions numériques d’une troublante beauté dont la présence impose l’humilité.

(Art Mûr, «Nadia Myre». En ligne. .)
Prix et distinctions
  • lauréat/lauréate, Prix Louis-Comtois, 2019
  • Ordre des arts et des lettres du Québec, 2019
  • Prix artistique Sobey, 2014
  • lauréat/lauréate, Prix Louis-Comtois, 2021
Détails
Catégorie
Beaux-arts
Sous-catégorie
Nom de la collection
Art public
Date de fin de production
2019
Mode d'acquisition
Commande publique de la Ville de Montréal
Date d'accession
28 January 2019
Technique(s)
Coulé; fonte; oudé; poli; assemblé
Matériaux
Bronze; Béton
Dimensions générales
550,5 X 2 899 cm
Fabricants
  • NCK Inc
  • Atelier du Bronze Inverness
  • Infravert
Dans l'attente...While Wainting
Arrondissement
Ville-Marie
Parc
Bonaventure