Beaux-arts
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1809
2016

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Francine Larivée

La réparation

1998
Présentation de l'oeuvre
Ce monument représente une maison temple en marbre blanc, coupée en deux en son milieu. À l’intérieur du mince interstice, deux parois de granit rouge, disposées face à face, portent les noms des peuples victimes de génocide au XXe siècle. L’espace entre les deux parties est éclairé, symbolisant l’énergie de la guérison. La maison brisée repose sur cinq dormants représentant les cinq continents : une allégorie de notre responsabilité envers une humanité frappée à répétition par toute sorte de malheurs.

Geste commémoratif fort, La réparation contraint la mémoire et chasse de l’oubli les génocides du XXe siècle et leurs victimes. Le monument fait de cet espace public une place au cœur de la ville qui, au-delà de la douleur, de la perte et de la rancœur, propose le pardon et la paix, comme le dit son titre : le début de la réparation. Par ailleurs, Larivée a décidé d’aménager le site comme un ensemble de petits lieux de réflexion. Des sentiers, analogies de l’existence humaine dans ses mouvances et déportations, remontent les espaces temporels dans une lente ascension, qui nous conduit au sommet, où trône le temple blanc.
Événements associés
Le 24 avril 1915 est la date du début du génocide arménien, considéré comme le premier d’une longue liste de peuples victimes de génocide au XXe siècle (Ukrainiens, Tatars de Crimée, Juifs, Tziganes, Timorais, Bosniaques, Tutsis, Hutus, Cambodgiens, Kurdes, etc.) Ce jour-là, les intellectuels et notables arméniens furent exécutés à Constantinople, sous ordre du gouvernement ottoman. Les massacres se prolongèrent jusqu’à la fin de la Première Guerre mondiale. Le néologisme génocide apparaît pour la première fois en 1944, dans un ouvrage du juriste américain Raphaël Lemkin, au sujet des pratiques de guerre de l’Allemagne nazie. La définition juridique du terme, à savoir des actes commis dans l’intention de détruire, en tout ou en partie, un groupe national ethnique, racial ou religieux, sera fournie par la Convention internationale sur la prévention et la répression du crime de génocide, et adoptée par l’Assemblée générale des Nations unies le 9 décembre 1948.
Francine Larivée
Francine Larivée est née à Montréal, où elle vit et travaille. Diplômée de l’École des beaux-arts de Montréal, elle détient un baccalauréat en histoire de l’art et une maîtrise en études des arts de l’Université du Québec à Montréal. Elle effectue une entrée remarquée dans le monde des arts visuels avec l’installation La Chambre nuptiale, en 1976. Il s’agit d’une œuvre traitant des rapports de couple, qui suscite énormément de débats dans le milieu artistique québécois à l’époque. Depuis lors, l’intérêt de Larivée pour l’art vivant a pris la voie du Land Art. Ses œuvres d’art public investissent les jardins et parcs publics, autant au Canada qu’à l’étranger. L’une de ses dernières réalisations est la sculpture Les liens (2011), installée devant l’entrée principale de l’hôpital Charles-LeMoyne, à Greenfield Park.
Prix et distinctions
  • Prix Victor-Martyn-Lynch- Staunton (Conseil des arts du Canada), 2002
Détails
Catégorie
Beaux-arts
Sous-catégorie
Installation
Nom de la collection
Art public
Date de fin de production
1998
Mode d'acquisition
Commande publique de la ville de Montréal (Concours par avis public)
Date d'accession
8 mai 1998
Technique(s)
Taille
Matériaux
Marbre; granit; béton; arbres
Dimensions générales
294 x 2500 cm
Fabricants
  • Bernard, Claude / Formaviva Inc.
La réparation
Arrondissement
Ahuntsic-Cartierville
Parc
Parc Marcelin-Wilson