Marcelle Ferron
Non titré (Vitraux)
1976
Présentation de l'oeuvre
Figure majeure de l'art moderne québécois, Marcelle Ferron (1924-2001) est reconnue comme l'une des signataires du manifeste Refus global et comme une pionnière de l'art abstrait au Canada. Dès les années 1960, elle renouvelle l’art du vitrail traditionnel grâce à une technique innovante consistant à intégrer des éléments de verre antique reliés par des joints en polymère au cœur d’une unité thermos hermétique. Cette avancée permet de protéger les œuvres des conditions climatiques tout en préservant leur transparence et leur remarquable qualité lumineuse.Plutôt que de représenter des scènes figuratives, Marcelle Ferron utilise la lumière, la couleur et les formes abstraites pour créer des œuvres vibrantes et immersives. Ses compositions de verre coloré transforment les espaces publics en véritables expériences sensorielles, où la lumière naturelle anime constamment l’œuvre.
Par son approche audacieuse, Marcelle Ferron a contribué à démocratiser l’art et à faire entrer la création moderne dans l’espace public. Ses vitraux demeurent aujourd’hui un symbole important du patrimoine artistique québécois et de l’innovation dans les arts visuels.
L’œuvre est accessible lors des spectacles et des activités culturelles présentés dans la salle.
Événements associés
Ces verrières ont été conçues pour l’ancienne chapelle de la communauté des Sœurs de la Providence. Lors de la transformation du bâtiment en centre communautaire, les vitraux de Marcelle Ferron ainsi que le mobilier liturgique conçu par Charles Daudelin ont été préservés et intégrés au projet architectural.
Marcelle Ferron
Marcelle Ferron est née à Louiseville, près de Trois-Rivières, en 1924. Après des études à l’École des Beaux-Arts de Québec (1941-42), sous la direction de Jean-Paul Lemieux, Marcelle Ferron se distingue sur la scène montréalaise, dès le milieu des années quarante, parmi les jeunes artistes à la conquête de l’art vivant. Ayant fait la connaissance de Paul-Émile Borduas en 1945, elle participe aux manifestations et expositions de l’aventure automatiste de 1946 à 1953. Cosignataire du « Refus global », Ferron demeure fidèle, au long d’une carrière exigeante et cohérente, aux principes esthétiques sous-tendant la théorie automatiste, à savoir le respect du geste, primordial à l’obtention d’une œuvre à caractère authentique. Comme maître verrier, Marcelle Ferron a apporté de nombreuses contributions à l’architecture et à l’art public.
Prix et distinctions
- Grand Offier, Ordre national du Québec, 2000
- Chevalier, Ordre national du Québec, 1985
- Prix Paul-Émile-Borduas, gouvernement du Québec, 1983
- Prix Louis-Philippe-Hébert, Société Saint-Jean-Baptiste, 1976
- Médaille d'argent, Biennale de Sao Paulo, 1961
Présentation de l'oeuvre
Figure majeure de l'art moderne québécois, Marcelle Ferron (1924-2001) est reconnue comme l'une des signataires du manifeste Refus global et comme une pionnière de l'art abstrait au Canada. Dès les années 1960, elle renouvelle l’art du vitrail traditionnel grâce à une technique innovante consistant à intégrer des éléments de verre antique reliés par des joints en polymère au cœur d’une unité thermos hermétique. Cette avancée permet de protéger les œuvres des conditions climatiques tout en préservant leur transparence et leur remarquable qualité lumineuse.Plutôt que de représenter des scènes figuratives, Marcelle Ferron utilise la lumière, la couleur et les formes abstraites pour créer des œuvres vibrantes et immersives. Ses compositions de verre coloré transforment les espaces publics en véritables expériences sensorielles, où la lumière naturelle anime constamment l’œuvre.
Par son approche audacieuse, Marcelle Ferron a contribué à démocratiser l’art et à faire entrer la création moderne dans l’espace public. Ses vitraux demeurent aujourd’hui un symbole important du patrimoine artistique québécois et de l’innovation dans les arts visuels.
L’œuvre est accessible lors des spectacles et des activités culturelles présentés dans la salle.
Événements associés
Ces verrières ont été conçues pour l’ancienne chapelle de la communauté des Sœurs de la Providence. Lors de la transformation du bâtiment en centre communautaire, les vitraux de Marcelle Ferron ainsi que le mobilier liturgique conçu par Charles Daudelin ont été préservés et intégrés au projet architectural.
Marcelle Ferron
Marcelle Ferron est née à Louiseville, près de Trois-Rivières, en 1924. Après des études à l’École des Beaux-Arts de Québec (1941-42), sous la direction de Jean-Paul Lemieux, Marcelle Ferron se distingue sur la scène montréalaise, dès le milieu des années quarante, parmi les jeunes artistes à la conquête de l’art vivant. Ayant fait la connaissance de Paul-Émile Borduas en 1945, elle participe aux manifestations et expositions de l’aventure automatiste de 1946 à 1953. Cosignataire du « Refus global », Ferron demeure fidèle, au long d’une carrière exigeante et cohérente, aux principes esthétiques sous-tendant la théorie automatiste, à savoir le respect du geste, primordial à l’obtention d’une œuvre à caractère authentique. Comme maître verrier, Marcelle Ferron a apporté de nombreuses contributions à l’architecture et à l’art public.
Prix et distinctions
- Grand Offier, Ordre national du Québec, 2000
- Chevalier, Ordre national du Québec, 1985
- Prix Paul-Émile-Borduas, gouvernement du Québec, 1983
- Prix Louis-Philippe-Hébert, Société Saint-Jean-Baptiste, 1976
- Médaille d'argent, Biennale de Sao Paulo, 1961



